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Nous allons préciser les mots que l'on
rencontre dans le monde de la soierie et certains mots que l'on peut rencontrer
dans la chanson des Petits Canuts. Avant de présenter quelques photos.
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Accocats |
Des dents ou des
crémaillères sur les côtés du métier. |
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Agnolet |
Oeil de verre. |
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Aponse |
Ajouture. |
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Arbalète |
Défaut. |
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Banque |
Longue table de
bois (noyer, chêne) rectangulaire chez le fabricant.
Elle avait souvent des tiroirs de chaque côté et à 10 cm du sol, il y
avait un petit plateau pour stocker les pièces. |
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Bistanclaque-pan

Cliquez sur
le métier à bras Jacquard lyonnais du XIXe pour entendre le bruit ...
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Onomatopée qui rappelle le bruit des
métiers à tisser. |
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bis |
appui du pied sur la pédale. Cela
libère les fils, ils se relèvent |
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tan |
bruit quand le battant se repousse |
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claque |
la navette passe et butte au bord |
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pan |
battant qui frappe la dernière trame |
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Borillons |
Bêtises,
maladresses exécutées par le borriau. |
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Borriau |
Apprenti. Un tout
jeune qui est chez le fabricant et qui fait des maladresses. |
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Bourre, bourron |
Défaut. |
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Brasse-roquets |
Apprenti, commis.
Il était chargé de compter et de peser les roquets. |
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Cafard |
Petite pièce de
verre à trous dans lesquels passe le fil qui vont être levés par la
mécanique Jacquard. Il peut y avoir jusqu'à 12 trous.
La remetteuse fait passe le fil dans les trous.
La puce n'a qu'un trou. |
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Cannart |
Ecorce très mince pour protéger le
rouleau devant le tisseur (surtout le poil du velours).
A
rapprocher de panaire. |
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Cannut
Notez l'orthographe
initiale avec deux « n ». Actuellement ce mot s'écrit :
canut.
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Tisseur ou tisseuse en soie. Il
réalise le travail.
Il est formé sur le mot « canne »
(au sens de roseau).
Ce mot viendrait des Florentins.
C'était un
quolibet : les canuts avaient une canne qui était recouverte de
breloques et lors des périodes difficiles de meurte*,
ils les vendaient et la canne était nue. |
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Cheville |
Tavelle de bois dur.
C'est un bout de bois lisse qui a un renflement au milieu. Elle était
amenée au plieur qui la pliait sur un tissu. |
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Composteur,
compasteur |
Baguette de bois qui sert à coincer
le tissu fini. |
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Crapaud |
Défaut. |
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Détrancaner |
Trancaner à nouveau.
Passer d'un support sur un autre : d'un roquet
sur un autre roquet ou une bobine, ou un cône, pour mettre en stock. |
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Embrouillamini |
Embrouillé. |
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Espolin |
Cube en carton ou en bois placée sur
un support : la pointizelle.
C'est une navette qui sert surtout à brocher. |
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Fabricant |
Il ne fabrique pas
! Il prend la commande et fait exécuter le travail. |
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Façure |
Partie de l'étoffe entre le battant
et le canut. |
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Ferrandinier |
C'est la corporation compagnonnique
de tisseurs. Ceux qui fabriquaient de la guimperie.
Avant ce regroupement, il y avait le veloutier, le taffetatier, ...
La ferrandine est le tissu. |
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Gareur |
Mécanicien régleur
sur les métiers à tisser.
Viendrait de « garer »
(au sens de ranger).
Il rangeait les métiers à tisser
quand ils étaient en panne. Il était spécialiste sur un type de métier :
de velours, mécanique Jacquard, ... |
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Guindre |
Mécanique à
dévider, composée de plusieurs guindres. |
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Impanissure |
Une salissure
légère. |
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Lisse |
Réunion d'une série de mailles. |
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Lisseron |
Tringle en bois plate. |
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Mailles |
Boucles de soie. |
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Metteuse
en mains |
C'était des femmes
qui déballaient les paquets de soie et les triaient par qualité : 3A (la
plus belle), 2A et 1A.
Elles retiraient les soies de moins bonne qualité pour faire la trame. Les
soies de belle qualité étaient utilisées pour l'organsin.
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Navette |
Elle est en
général en cornouiller. Le merisier était plutôt pour les navettes
utilisées en passementerie.

Il
y en a de plusieurs sortes :
Navette de passementerie
Navette de lancer
qui a des roulettes légèrement
incurvées pour rester sur le peigne.
Navette
d'accompagnement (qui est lancée à la main)
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Panaire |
Peau pour protéger la façure.
A
rapprocher de cannart. |
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Pas failli |
Défaut dans une pièce de soie. |
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Pinceteuse |
Celle qui enlève
les bouclettes. Elle coupait les fils avec une force (ciseaux
pour couper le velours), une pincette. |
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Piquage d'once |
Les soies venaient
de Chine en balles de 50 Kg (les paillons) C'était de la soie brute
: appelée soie grège. Les balles ainsi conditionnées arrivaient à
la Condition des Soies. Leur taux d'humidité était de 28%.
Le piqueur d'once enlevait des petites flottes et remplaçait la
soie par de l'eau. On parlait de piquage d'once. |
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Pointizelle |
Support pour tenir l'espolin.
C'est une petite tige métallique armée de lamelles latérales qui font
ressort.
C'est une « pointe avec des ailes ». |
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Questin |
Petit boîte de bois carré qui servait
de vide poche au canut. Il mettait ses bouts de ficelle, ses
ciseaux, ... |
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Quiau |
Tuyau vide sur lequel s'enroule la
soie de la canette. |
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Rat |
Pièce de bois et de cuir qui permet
de lancer la
navette de lancer. |
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Remetteuse |
Elle exécute le remettage qui
consiste à faire passer les fils dans les mailles.
Instruments de la remetteuse :
Servante utilisée pour passer les fils dans le remettage
Valet : pièce de bois qui reçoit le fil passé sur la servante
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Rondier |
Commis qui allait distribuer le
travail chez les
canuts. Il était chargé de l'inspection des métiers. |
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Roquet |
Support. Grosse bobine en forme de
fuseau. |
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Tacque |
Cale de bois en forme de coin. |
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Tavelle |
C'est le
guindre
moderne. |
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Tirelle |
Les 1ers coups.
Quand on met un métier en route, on fait une tirelle. |
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Trafusoir |
C'est une pièce de bois carrée avec 3
pieds et 1 bras très lisse qui porte les chevilles, pour mettre les
flottes. |
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Trancaner |
C'est mettre du fil sur une canne :
un roquet, une bobine, un cône, ...
Voir
détrancaner ... |
*
meurte : période de chômage.
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La salle de cours.
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Michel Thoniel
et Gérard Truchet.
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Navette de passementerie.
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Une navette de lancer
avec le « rat ».
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Navette pour le métier à bras.
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Navette de
lancer. |
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Le valet
et la servante.
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Un roquet.
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La force.
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M. Thoniel en train d'extraire la pointizelle de la
navette.
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La navette,
l'espolin
et la pointizelle.
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Des cafards
et des puces.
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Pour compléter ces éléments, vous pouvez :
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Consulter le site internet
du Conservatoire des Vieux métiers du textile.
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Consulter
le Littré du Gourguillon (de Chaon Grattepierre - Editions Lyonnaises
d'Art et d'Histoire) où un paragraphe traite de « la canuserie et son vocabulaire ».
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