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Guignol,
comme chacun le sait est une énigme au niveau de l'origine de son nom. Une des
hypothèses est que Laurent Mourguet ait connu un italien qui serait venu à Lyon
pour travailler la soie, comme ce fut le cas pour de nombreux italiens ayant
émigré en France aux 17ème et 18ème siècles. Cet Italien, ne
serait pas venu d'un « banal » village d'Italie, mais de Chignolo Po(*) ! Et en
ce mois de Septembre, la Société des Amis de Guignol à la demande de la Ville de
Chignolo Po et de l'Association Peppino Sarina a été sollicitée pour participer
à la commémoration du retour de Guignol qui revient dans « son » pays ce 23
Septembre 2006.
Il était donc
normal que la Société soit présente à cette célébration. Une partie des membres
du Bureau s'est rendue à Chignolo Po, notre Parsident étant déjà retenu pour une
autre occasion.
Après avoir
traboulé par le grand tunnel du Fréjus et direction Milan, nous nous sommes
retrouvés dans le village de Chignolo Po. Le village n'est pas très étendu, mais
il a une artère principale qui le traverse de long en large. Les drapeaux
italiens et français pavoisent la rue. Il y a quelques affiches qui annoncent
les festivités.
En fin de matinée,
nous nous rendons à la Mairie. Dans une grande salle, il y a une exposition des
travaux réalisés par les écoles et nous découvrons la « Casa Guignol » qui est
une pièce dans laquelle il y a une armoire avec quelques souvenirs sur Guignol.
Après cette découverte, a lieu une réunion où participent la Municipalité de
Chignolo Po, des personnalités italiennes ; des représentants Lyonnais : la
Municipalité de Brindas qui présente son projet de jumelage entre les deux
municipalités, le Musée Gadagne, la Société des Amis de Guignol et la Compagnie
Daniel Streble qui doit assurer un spectacle.
C'est l'occasion
de discours en italien pour les uns et en français pour les autres. Cela n'est
pas toujours évident de suivre, en particulier lorsque certains parlent vite.
Après un déjeuner
traditionnel, il est temps de découvrir ce que la ville a prévu. Et c'est au son
d'une sirène retentissante que la procession se met en route pour partir d'un
bout de la ville et arriver à la mairie. Un cuchon de monde participe au défilé.
Il y a eu une préparation importante qui a sollicité jeunes et moins jeunes. En
début de cortège, il y a des petits castelets, des enfants ont chaussé des
petites marionnettes faites en papier. D'autres ont revêtu des masques de
Guignol ou Gnafron. C'est pas Dieu poss de voir autant de Guignol ! surtout
qu'il y en a un phénoménal. En effet, cinq marionnettes géantes paradent du haut
de leur trois mètres et ont parfois du mal à avancer. C'est vrai que cela ne
doit pas être facile de manœuvrer de telles réalisations. Il ne faut pas moins
de trois personnes pour donner vie à ces géants : un fort gaillard à l'intérieur
qui la fait avancer et de chaque côté des marionnettistes qui agitent les bras à
l'aide de tringles. Ces marionnettes représentent, Guignol, Gnafron, Madelon, et
un couple princier.
Notre chère marionnette va également se joindre au défilé et toute la troupe de
Daniel Streble se fond dans ce décor un peu enfantin de masques et de grosses
têtes.
Nous profitons de ce voyage pour faire quelques photos vers le panneau de la
« Piazza Guignol », la seule place au monde qui porte le nom de Guignol.
A l'issue du défilé, tout le cortège se retrouve dans la cour de la mairie où un
buffet est organisé pour les habitants. Buffet qui se termine par un gâteau du
25ème anniversaire du retour de Guignol avant de le mettre en scène
au travers de deux pièces qui ont été interprétées par la troupe de Daniel.
Dialogues entrecoupés par une traduction en italien que réalisait Mr Albert
Bagno et qui permettait aux enfants de participer au mieux à ces
représentations.
Tous ont bien apprécié ce dernier tableau de la fête de Guignol. Voilà, une journée de passée au delà des Alpes, qui a bien été remplie. Tout le monde se quitte avant de s'en retourner vers sa cambuse et retrouver ses chères collines.
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